Sacrée Beauté

Syn-Ake (Dipeptide Diaminobutyroyl Benzylamide Diacétate)

INCI : DIPEPTIDE DIAMINOBUTYROYL BENZYLAMIDE DIACETATE

Derrière ce nom INCI interminable se cache un tripeptide de synthèse surnommé Syn-Ake, conçu pour mimer l'action d'une toxine du venin de serpent de la Temple Pit Viper. Son mode d'action cible précisément les contractions musculaires responsables des rides d'expression, en faisant de lui l'un des rares actifs cosmétiques à agir sur ce mécanisme sans aiguille. Sa petite taille moléculaire — moins de 500 Da — lui permet de pénétrer effectivement dans les couches cutanées, ce qui le distingue de nombreux peptides restant en surface.

Ce que la science retient

    Famille

  • Tripeptide biomimétique à faible poids moléculaire (moins de 500 Da), classé dans les peptides neuromodulateurs de type « Botox in a jar ».
  • Cible

  • Agit sur les rides dites dynamiques, celles causées par les contractions répétées des muscles faciaux : pattes-d'oie, rides du sourire, rides du lion.
  • Concentration clé

  • Les études fabricant ont été conduites à 4 % de Syn-Ake, ce qui constitue la concentration de référence pour évaluer l'efficacité.
  • Résultats à 28 jours

  • À 4 % et après 28 jours d'application, la peau s'avérait 21 % plus lisse et les rides réduites de 15 à 20 %, avec des valeurs maximales atteignant 52 % chez certaines participantes.
  • Réponse des volontaires

  • L'effet lissant était mesurable chez 80 % des participantes, et la réduction visible des rides concernait 73 % d'entre elles — des chiffres solides pour un actif cosmétique, même s'ils proviennent de données fabricant.
  • Formules combinées

  • Une étude clinique récente (2026) a testé le Dipeptide Diaminobutyroyl Benzylamide Diacetate en association avec l'acétyl hexapeptide-8 et le gluconolactone, confirmant des effets sur les biomarqueurs cutanés, les rides et la texture de peau.

Comment ça marche ?

Le Syn-Ake est un tripeptide synthétique qui imite le Waglerin-1, une toxine issue du venin du serpent Tropidolaemus wagleri. Cette toxine naturelle bloque les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire, ce qui empêche le muscle de se contracter normalement. Syn-Ake reproduit ce mécanisme de manière localisée et réversible, à la surface de la peau.

En réduisant l'intensité des contractions musculaires répétitives, il limite le pliage chronique de la peau à certains endroits. C'est précisément ce pliage répété qui creuse les rides d'expression au fil du temps. L'actif ne relaxe pas le muscle de façon permanente — son effet est dose-dépendant et réversible dès l'arrêt de l'application.

Sa fenêtre d'efficacité s'ouvre grâce à sa taille réduite : moins de 500 Da lui permettent de franchir la barrière cutanée et d'atteindre les couches où la signalisation neuromusculaire est accessible. C'est un avantage structurel rare parmi les peptides anti-âge.

Les bénéfices prouvés

Lissage de la surface cutanée

Les données fabricant en conditions réelles (in vivo, 28 jours, 4 % de Syn-Ake) montrent une amélioration de la texture cutanée de 21 % en moyenne. L'effet est perceptible chez 8 volontaires sur 10, ce qui en fait un actif à réponse large plutôt que ciblée sur un profil de peau spécifique.

Réduction des rides d'expression

Toujours à 4 % sur 28 jours, la profondeur des rides diminue de 15 à 20 % en moyenne, avec des pics à 52 % chez les répondeuses les plus marquées. Les rides concernées sont spécifiquement celles liées aux mouvements : pattes-d'oie, rides du sourire, rides du front.

Ces chiffres sont issus d'études sponsorisées par le fabricant (DSM, désormais dsm-firmenich). Ils restent solides sur le plan méthodologique — mesures instrumentales sur vrais sujets — mais méritent d'être lus avec la pondération habituelle réservée aux données industrielles.

Action sur les biomarqueurs cutanés et la texture

L'étude de Zhu et al. (2026, Int J Cosmet Sci) évalue un sérum combinant Dipeptide Diaminobutyroyl Benzylamide Diacetate, acétyl hexapeptide-8 et gluconolactone. Les résultats portent sur des marqueurs biologiques cutanés, la texture et la profondeur des rides, en études ex vivo et cliniques.

Cette association suggère un intérêt réel pour des formules multi-peptides visant les rides d'expression, même si les effets individuels de chaque actif ne sont pas isolés dans ce format d'étude.

Comment l'utiliser ?

Le Syn-Ake se retrouve principalement dans les sérums anti-âge et les crèmes de contour des yeux. La concentration efficace de référence est de 4 %, mais des formules à 2-3 % existent avec des résultats proportionnellement moindres. Vérifiez sa position dans la liste INCI : il doit apparaître dans la première moitié pour indiquer une concentration pertinente.

Appliquez-le après votre sérum hydratant (humectant) et avant votre crème ou SPF. Il s'utilise matin et soir, sans restriction de fréquence — c'est un leave-on, pas un exfoliant. Aucune photosensibilisation n'est documentée, il est donc compatible avec une utilisation diurne.

Les zones cibles prioritaires sont les pattes-d'oie, les rides du sourire et le front. Pour le contour des yeux, privilégiez les formules spécifiquement formulées pour cette zone.

Associations et incompatibilités

Le Syn-Ake s'associe très bien avec d'autres peptides neuromodulateurs comme l'Argireline (acétyl hexapeptide-8) ou le Leuphasyl. Ces actifs agissent sur des mécanismes légèrement différents au niveau de la jonction neuromusculaire, créant un effet synergique documenté dans plusieurs formules commerciales.

Il se combine efficacement avec des humectants comme l'acide hyaluronique ou la glycérine, qui optimisent la pénétration en maintenant un environnement hydraté. Les antioxydants (vitamine C stabilisée, niacinamide) complètent l'action sans interférence.

Aucune incompatibilité chimique majeure n'est documentée à ce jour. Par précaution, évitez les formules à pH extrêmes (sous 4 ou au-dessus de 8) qui pourraient dégrader la structure peptidique. Avec les AHA/BHA concentrés, alternez les applications plutôt que de les superposer.

Ce que dit la science

  • Zhu et al., Int J Cosmet Sci (2026) : un sérum associant le Dipeptide Diaminobutyroyl Benzylamide Diacetate à l'acétyl hexapeptide-8 et au gluconolactone améliore significativement les biomarqueurs cutanés, la texture et la profondeur des rides dans des études ex vivo et cliniques.

Questions fréquentes

Le Syn-Ake fonctionne-t-il vraiment comme le Botox ?

Le Syn-Ake agit sur le même mécanisme que le Botox en ciblant les contractions musculaires responsables des rides d'expression, mais de façon bien plus douce et superficielle. Il ne paralyse pas les muscles, il en réduit simplement l'intensité de contraction au niveau cutané. L'effet est donc réel mais plus subtil et progressif qu'une injection.

À quelle concentration le Syn-Ake est-il efficace dans une crème ?

Selon les études cliniques du fabricant, une concentration de 4 % de Syn-Ake utilisée deux fois par jour pendant 28 jours réduit visiblement la profondeur des rides d'expression. Dans la plupart des produits cosmétiques, il est formulé entre 1 % et 4 %, il est donc utile de vérifier que cet actif figure bien en bonne position dans la liste INCI.

Le Syn-Ake est-il dangereux car il imite un venin de serpent ?

Non, le Syn-Ake est un peptide de synthèse qui reproduit uniquement le mécanisme d'action ciblé d'une molécule du venin, sans en reprendre la toxicité. Il est produit en laboratoire et son profil de sécurité est bien documenté pour un usage cosmétique topique. Aucun serpent n'est impliqué dans sa fabrication.

Sur quel type de rides le Syn-Ake est-il le plus efficace ?

Le Syn-Ake cible spécifiquement les rides d'expression, c'est-à-dire celles causées par les mouvements répétés du visage : rides du lion, pattes d'oie, rides du front ou sillons autour de la bouche. Il est moins pertinent pour les rides liées à la perte de volume ou au relâchement cutané, pour lesquelles d'autres actifs comme les rétinoïdes ou les peptides de comblement seront plus adaptés.

L'essentiel

Le Syn-Ake (INCI : Dipeptide Diaminobutyroyl Benzylamide Diacetate) est un tripeptide de synthèse développé pour imiter l'action de la waglerin-1, une toxine issue du venin de la Temple Pit Viper. Son mécanisme d'action repose sur le blocage partiel des récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine, réduisant ainsi les contractions musculaires à l'origine des rides d'expression. Avec un poids moléculaire inférieur à 500 Da, il pénètre efficacement les couches superficielles de la peau, contrairement à de nombreux peptides de plus grande taille. Des études in vitro et cliniques montrent une réduction visible des rides d'expression après application régulière. Il s'utilise en formulation à des concentrations généralement comprises entre 0,5 % et 4 %, dans les sérums et crèmes ciblant les rides dynamiques.